Description des postes au rugby à XV

Auteur du texte qui suit inconnu (du N°1 au N°15), glané chez un ami (Gilles B.), merci à eux.

Finalement, c’est le plus fou au rugby ! Cette incarnation du monde. Chez les femmes et les hommes qui pratiquent ce sport, on sent indéniablement cette volonté de réunir… Les gros, les maigres, les grands, les petits, les massifs, les légers, les lents, les rapides, les filous, les tendres… tous ont leur place. Et vous allez comprendre pourquoi…

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• Pilier (N°1 et 3)

Sorte de croisement entre un sanglier atteint de schizophrénie et de nain de jardin. Le pilier de base est généralement petit, gras comme un moine, de petits yeux porcins, de la bave aux lèvres et questionne régulièrement ses collègues de cette phrase relativement philosophique « Quand est ce qu’on mange ? ». Il fait partie de la première ligne, avec son camarade le talonneur et son autre compagnon pilier. Ces sympathiques joueurs ont l’immense honneur de se foutre sur la gueule directement avec leurs homologues adverses lors des mêlées fermées. N’hésitent pas à croquer les oreilles des adversaires : elles sont là pour ça !

• Talonneur (N°2)

De la même sous-famille que le pilier, sauf qu’il est plus petit (et légèrement plus intelligent, mais vraiment un tout petit peu), mais possède les mêmes moeurs carnivores. Contrairement à ce qu’on peut penser, le talonneur a bel et bien pour rôle de coller un bon coup de talon dans le ballon quand le nain de jard… le demi de mêlée l’introduit dans la mêlée (Je me répète et je vous emmerde). Il lui incombe également la tâche ingrate de lancer le ballon en touche, allez savoir pourquoi ! Sans doute les créateurs du jeu trouvèrent que ce poste était trop ingrat (Son rôle se limitant à taper du talon une fois tous les quarts d’heure dans le ballon…), jugèrent plus judicieux de lui rajouter un petit quelque chose pour équilibrer (Bien que cela reste moins fun que de coller un ballon entre les deux perches).

• Deuxièmes lignes (N°4 et 5)

Avoisinant généralement les 2 mètres, ce sont les plus grands de l’équipe, et ils sont bien souvent aussi cons qu’ils sont grands… Ce joueur bourrin (pléonasme) n’a généralement aucun scrupule à déboîter le fémur de son vis-à-vis ou à l’enterrer vivant dans l’en but. Son rôle est néanmoins important car ces deux grandes perches sont ceux qui contrôlent la direction de la mêlée, et qui sont capables de la retourner (Relativement difficile, car il faut encore manoeuvrer les 3 gros porcs en première ligne…). Leur gabarit en font également de parfaits sauteurs en touche, les rendant adeptes des batailles aériennes. On a tendance à dire qu’un bon deuxième ligne sauteur en touche équivaut à 5 bombardiers B52.


• Troisièmes lignes ailes (N°6 et 7)

Véritables cauchemars des demis de mêlée, leur rôle consiste principalement à aplatir la colonne de ce dernier lors de sa sortie de mêlée, pour l’empêcher de distribuer son ballon aux arrières. Ils plaquent généralement comme des malades, que l’on ait le ballon ou non n’est pas leur problème, on n’a qu’a pas être devant eux… Ils ne sont jamais les derniers quand il s’agit de déclencher une générale, mais sont en revanche les premiers à sortir sur carton tout postes confondus (et les premiers responsables des sorties sur blessures curieusement).


• Troisième ligne centre (N°8)

C’est l’espèce d’énorme tas de muscles au bout de la mêlée. Il est moyennement bien placé dans la mêlée (Il a les culs des deux deuxièmes lignes juste devant les yeux) mais possède un rôle assez équilibré comparativement aux autres avant. En effet, il est bien rare que ces derniers arrivent à trainer leurs grosses carcasses maladroites jusqu’à l’en but sans se faire ensevelir par une horde de crevards auparavant. Un bon numéro 8 doit se montrer percutant, et faire regretter sa naissance au malheureux qui aurait eu l’audace de tenter de le plaquer .Comprenez par là que si un petit malin pense pouvoir se la ramener en tentant un plaquage sur ce véritable char d’assaut, il y a davantage de chance qu’il finisse éparpillé aux quatre coins du terrain que d’arriver à le ralentir ne serait ce que d’un millième de seconde. Faut pas déconner.

• Demi de mêlée (N°9)

Le plus petit gabarit de l’équipe. Autant dire que le demi de mêlée doit régulièrement être remplacé, pour peu que la troisième ligne d’en face se montre pour le moins hargneuse. Son rôle consiste à introduire le ballon dans la mêlée pendant que les deux packs sont occupés à s’euthanasier joyeusement. Puis, si le troisième ligne centre ne s’en saisit pas, il le récupère à sa sortie. Notons que dans ce deuxième cas, c’est là qu’il risque le plus de se ramasser un énorme troisième ligne sur le râble (Pour reprendre les termes de l’Essec). Il doit également avoir un bon jeu au pied, s’il veut survivre assez longtemps pour finir le match, car expédier loin un ballon peut éviter le plaquage (ou pas hélas …).

• Demi d’ouverture (N°10)

Ancien footballeur qui a su retrouver sa lucidité, il doit pouvoir alimenter intelligemment ses trois quarts en bons ballons, tout en étant parfaitement coordonné avec son demi de mêlée. Théoriquement un des joueurs les moins exposés au plaquage avec l’arrière, cela peut très rapidement changer pour peu qu’il s’aventure au delà des 22 adverses en possession du ballon. Il doit être lucide quand les avants ont le nez dans la boue et l’esprit au même endroit.

• Trois quarts ailes (N°11 et 14)

Les trois caractéristiques de ces joueurs sont leur vitesse, leur rapidité et leur vélocité. C’est tout ce qu’il faut pour être un bon ailier ! Rien d’autre. Oh, peut être savoir un peu plaquer des fois que votre vis-à-vis ait survécu aux bombardements des troisièmes lignes et que l’arrière soit encastré dans la pelouse à ce moment là, mais généralement, à part attendre qu’on vous refile le ballon directement dans les mains et filer à tout allure vers l’en but adverse, vous risquez de rentrer dans une phase de sommeil post-traumatique assez rapidement.

• Trois quarts centres (N°12 et 13)

Malheureusement pour toi, si tu n’as jamais commis d’homicide volontaire, tu ne pourras pas jouer ce poste. Ces joueurs ne montrent aucune pitié pour leurs adversaires, ils ne parlent à personne, rentrent tout seuls chez eux le soir, sans doute pour aller découper leur voisine à la scie sauteuse. Ils se nourrissent exclusivement de vin chaud et écoutent de la musique bretonne durant leur temps libre. Des gens dangereux …


• Arrière (N°15)

Un proche parent du demi d’ouverture, mais plus complet, car en plus d’un coup de pied irréprochable, l’arrière doit savoir délivrer des plaquages impeccables et avoir une bonne vitesse de pointe. Sans doute le poste le plus stressant du jeu, car si jamais vous vous amusez à faire le con avec vos potes les avants pour aller casser du trois quart, vous risquez fort de vous en mordre la queue en voyant déambuler à fond les ballons cette saloperie d’ailier vers la ligne d’en but. En outre, vous devez résister à une charge sauvage d’un troisième ligne et être prêt à subir une pendaison généreusement offerte par votre équipe au cas où vous plantiez votre plaquage.

Vive le vin !

La loi Evin, comme vin, comme évincer, comme en vain… bref, la bien nommée n’a pas prévu la révolution Internet. En conséquence, évidemment, on se demande aujourd’hui si on peut, si on doit, utiliser la toile pour promotionner, expliquer, révéler, échanger… sur le vin. Notre ministre de l’économie, qui répond au député Gérard Charasse, n’y va pas de main morte…

 
Question (23/10/07)
M. Gérard Charasse attire l’attention de Mme la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi sur la promotion des vins français sur Internet
. En France, la promotion des vins est strictement réglementée par le code de la santé publique, dans le cadre de la propagande ou de la publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcooliques. Pour des raisons de santé publique, les opérations de promotion pour ces boissons sont autorisées exclusivement sur certains supports de communication, principalement la presse écrite à l’exclusion des publications destinées à la jeunesse, la radiodiffusion sonore par certaines catégories de radios dans certaines tranches horaires, les affiches et enseignes sur les lieux de vente. Cependant, la loi ne fait pas mention du média moderne qu’est Internet. Absent de la liste des supports autorisés, le réseau mondial de communication voit pourtant se développer la promotion de vins par des sites de vente en ligne. En bénéficient tout particulièrement les vins d’origine étrangère qui ignorent les restrictions de publicité de leurs concurrents français. Cette situation paradoxale favorisant la concurrence internationale sur notre marché intérieur se double d’une distorsion de concurrence au détriment des vins français sur les marchés extérieurs. Internet, support incontournable pour l’exportation dans une économie mondialisée, semble en effet sous-utilisé par les producteurs de vins français en raison notamment des incertitudes juridiques concernant les limites de la publicité sur ce réseau. Le développement des ventes à l’exportation est pourtant vital pour l’économie des régions viticoles de notre pays. Il lui demande si le Gouvernement envisage de faire évoluer le cadre réglementaire applicable à la promotion des vins français sur Internet.

Réponse (11/03/08)

Le nombre de décès attribuables à l’alcool en France est évalué à 45 000. L’alcool est directement à l’origine de pathologies comme la cirrhose du foie ou le syndrome d’alcoolisme foetal. Il est également impliqué dans la survenue de nombreux autres dommages : cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS), maladies de l’appareil circulatoire, cancers du foie, névrites optiques, polynévrites, mais aussi troubles psychiques, accidents, rixes et suicides. La littérature internationale montre bien que la réglementation et la restriction de la publicité en faveur des boissons alcoolisées constituent l’un des leviers essentiels dans une stratégie de lutte contre le risque alcool. En France, l’article L. 3323-2 du code de la santé publique énumère les supports sur lesquels la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcoolisées est exclusivement autorisée, au titre desquels figurent entre autres la presse, la radio et l’affichage, l’envoi de messages, circulaires commerciales, catalogues et brochures par les producteurs, fabricants, importateurs, négociants… La volonté du législateur est notamment de protéger les plus jeunes en limitant le nombre de supports publicitaires autorisés. Le support publicitaire que constitue internet ne figurant pas à l’article L. 3323-2 du code de la santé publique, la publicité en faveur des boissons alcoolisées est interdite sur ce support, ainsi que l’a confirmé la récente ordonnance de référé du 8 janvier 2008 du tribunal de grande instance de Paris. Cette interdiction, qui concerne tous les types de boissons alcoolisées, les vins français étant à cet égard soumis aux mêmes dispositions que les autres boissons alcoolisées, quelles qu’en soient la teneur en alcool ou l’origine, se justifie d’autant plus que l’outil internet constitue un puissant vecteur d’information et de divertissement pour les plus jeunes. Il ne semble donc pas opportun de revenir sur cette position.

Une carte gastronomique de la France

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On en a rêvé. Quelqu’un l’a fait, il y a quelques décennies. Il y a quelques  absences, quelques doutes, mais globalement, c’est bon. Et ça fait du bien de voir des mots gourmands qui se couchent sur le terrain…

Source

Carte gastronomique de la France par A. Bourguignon, Ex-chef de cuisine, Directeur de l’Ecu de France, 6 rue de Strasbourg, Paris, Sous le patronage de Curnonsky, prince des Gastronomes. Cette carte a été reproduite dans L’Illustration N° 4570 du 4 octobre 1930 (source à vérifier, je n’ai jamais disposé du journal entier).

Merci les amis…

http://www.hairion.fr/album/amis_amis/
 
 
« Seuls l’amour et l’amitié comblent la solitude de nos jours.
Le bonheur n’est pas le droit de chacun,
c’est un combat de tous les jours.
Je crois qu’il faut savoir le vivre lorsqu’il se présente à nous. »
Orson Welles

C’est mon nom, David Hairion

 

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Je suis né le 16 janvier 1965 à Fourmies, dans le Nord de la France, à la frontière belge. Pas tout à fait “le plat pays”. En effet, à l’extrémité Est du Parc Régional de l’Avesnois, autant dire à la frontière Est du département du Nord (59), se situe un territoire enchanteur. Surnommé  » la petite Suisse du Nord  » pour ses immenses espaces verts, sa tranquillité et ses nombreuses forêts, ce territoire ressemble à un petit paradis. Ses forêts, on ne peut pas les manquer, celle de Trélon étant l’une des plus grandes du département, bien qu’elle soit moins connue que la forêt de Mormal par exemple. Dans l’arrière-pays, s’étend “la plaine blême, toujours la même” (Emile Verhaeren, le poète belge du début du siècle), jusqu’aux monts des Flandres, à l’est, et, au sud, jusqu’aux collines accidentées de l’Avesnois (225 m). Dans cette “petite Suisse” proche des Ardennes, les routes sinueuses rusent avec un bocage ponctué de vergers de pommes et d’étangs poissonneux. Partout ailleurs, c’est le “plat pays”, avec comme uniques montagnes des centaines de terrils, vastes collines artificielles, édifiées au cours des siècles avec les rebuts des mines de charbon. Le terril de Loos-en-Gohelle, le plus haut d’Europe, culmine à quelque 189 m. D’ici, par temps clair, on distingue les gratte-ciel de Lille, distants de plus de 40 km !

Depuis 20 ans, je vis dans la Vallée des Baux-de-Provence, entre Maussane-les-Alpilles et Saint-Rémy de Provence. Encore un pays de petites collines…

En 2006 et en France, environ 250 personnes portent le nom Hairion. Un nom qui figure approximativement au 40.000e rang des noms les plus portés en France.

En savoir plus…

hairion.info : un blog démarré en juin 2005, une sorte de compilation des drôles de textes et images qui circulent sur le web et un guide des bonnes adresses des Alpilles

madeinmouse.com : le site internet de l’agence conseil en communication que j’ai créée en 1989 à Maussane-les-Alpilles

À bientôt peut-être…

La femme est l’avenir du rugby

par Henry Broncan, directeur rugby du Sporting Union Agen

« La femme et le rugby ? Longtemps – encore ? – Le rugby fut – est ? – le symbole de la pratique sportive virile par excellence tout comme il fut le symbole du pouvoir blanc en Afrique du Sud. Ce rapprochement peut paraître choquant : est-il vraiment inexact ?

Comme beaucoup de joueurs de ma génération, j’ai trouvé normal que ma grand-mère puis… ma mère puis… ma première femme… puis ma seconde femme – un peu plus difficile avec elle – préparent mon sac d’entraînement puis de match et soient les responsables du nettoyage des crampons, chaussettes, shorts, maillots, survêts, K-way, etc. 3 à 4 fois par semaine… J’ai même vu, récemment, des épouses, après les matchs, porter les sacs de leurs champions afin que ces derniers puissent se rendre aux joies de la troisième mi-temps sans bagages superflus et sans… elles ! Par contre, quand le héros réputé invulnérable se blessait physiquement ou mentalement, qui le soignait ? Qui le consolait ?

En 2000, aux Éditions de la Maison des sciences de l’homme de Paris, Anne Saouter, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, a écrit un ouvrage remarquable, Être rugby : jeu du masculin et du féminin. Quant au jeu pratiqué par les femmes, nous l’avons considéré comme une pâle et lointaine copie de « notre » sport, une pratique amusante à regarder, sourire en coin et ironie futile.

Les temps ont changé et les (anciens) machos battent leur coulpe. Elles ont d’abord investi le cadre des dirigeants, comblant les vides laissés par les lassés du bénévolat.

Les voilà secrétaires, trésorières et même présidentes : dans mon Gers, deux clubs, Bassoues – son donjon – et Panjas – son Armagnac – ont le bonheur, à la satisfaction générale, d’être dirigés par deux d’entre elles.

Puis, c’est au niveau de l’encadrement sportif qu’on les a découvertes, principalement dans l’encadrement des écoles de rugby (encore mamans ?). La meilleure éducatrice du FC Auch est une femme qui pourrait, sans problème, conduire des seniors. C’est chez ceux-ci qu’elles ont du mal à être admises mais ça viendra très vite. D’autres sont devenues journalistes ès-sciences rugbystiques (exemple : Judith Soula, Pascale Lagorce).

Leurs compétences sont reconnues. Alors que les hommes s’embrouillent et se noient dans des expertises physico-technico-tactiques, les femmes comprennent très vite la dimension mentale, essentielle dans ce sport. Elles pigent plus vite que nous les relations des joueurs entre eux, leurs excès ou leurs manques de confiance, l’individualisme de certains, etc. J’ai souvent besoin de leurs yeux neufs pour améliorer mes yeux fatigués !

De plus, le rugby féminin a considérablement progressé : tandis que chez les hommes, les « petites » séries cherchent à copier le haut niveau sans tenir compte des lacunes physiques et techniques, il y a maintenant un rugby de haut niveau, chez les femmes, propre à leurs qualités et le spectacle suit et nous sommes admiratifs !

Il y a quinze jours, invité à un tournoi de rugby à 7 à Buzet-sur-Baïse, j’ai découvert une jeune demi d’ouverture plaquant à la perfection, jouant au pied par-dessus le rideau, attaquant la ligne… je l’ai désignée « meilleure joueuse » du tournoi et il n’y avait aucune galanterie dans mon choix ! »

Article paru dans le journal L’Humanité
le 6 septembre 2007

Romuald Royer, cuisinier de Générations.C au Lido, à Propriano, en Corse

Propriano, le 16 août 2007

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Je me nomme Romuald Royer. J’ai eu 20 ans en l’an 2000. Je suis né et j’ai grandi au sud de la Corse, à Propriano, dans un petit port de pêche au bord de la mer Méditerranée, adossé aux montagnes. Un pays très vivant qui pousse à la curiosité. Un pays à la fois dur et généreux. J’ai choisi d’y devenir cuisinier. Poissons et crustacés du Valinco, charcuteries, légumes, veau, fruits, fromages, miels, vins… ici, on est des enfants gâtés. Mon nez est comme un périscope flottant, mes mains sont toujours en mouvement, j’aime terriblement manger… je suis heureux d’apprendre goulûment le métier de cuisinier.

En cuisine tous les jours, au restaurant Le Lido, à Propriano, une entreprise familiale créée par les parents de mon beau-père mentor, Antoine Pittilloni, en 1932…

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Antoine Pittilloni est né cuisinier. Il a grandi sur un rocher, avec la mer de tous côtés, dans le golf du Valinco, entre une barque de pêcheurs, une marmite de soupe toujours fumante et un vivier à langoustes toujours rempli. Ses parents, créateurs du Lido en 1932, lui ont transmis généreusement le témoin, c’est-à-dire essentiellement l’amour du travail bien fait et le bonheur de partager. Si ce n’est l’expérience de la création du Clams, restaurant où il cuisinait “devant le client” à Ajaccio dès 1972, c’est au Lido qu’il régale avec malice des générations de convives.

Dans un décor magique, entre ciel et mer, dans l’infini du bleu, la carte s’est élargie à bien d’autres saveurs iodées et terriennes.

 

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www.le-lido.com

 

L’huile d’olive

Raymond Thuilier, dans son ouvrage « Les grandes heures de Baumanière », rapporte les paroles d’un dénommé Gustave Thibon, au cours d’un repas dominical : « Le monde se divise en deux, une frontière passe à côté de la Loire ; au sud de cette ligne sont de petits hommes bruns qui mangent la cuisine à l’huile et ce sont des Dieux ; au nord de cette ligne, ce sont les hommes blancs qui mangent de la cuisine au beurre et qui sont-ils ? Ce sont des esquimaux… ».

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